10 janvier 2011

Apocalypse

Premier tome d'une saga de John Marsden

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Second cadal de Noyel de la part de Mely. 3ème roman lu de Keith Mars euh John Marsden.

Celui ci, Mely me l'avait chaudement recommandé. Elle m'en a même rabattu les oreilles, comme il se doit entres amies donc :)

J'avais donc hâte de commencer, et j'y suis allée genre sûre du coup voyez,  mains dans les poches, presque.
Et il faut que je précise, que si Mely m'en avait beaucoup parlé, je ne savais pas exactement de quoi que ça cause.
Je me suis fait de la désinformation toute seule sur ma personne.
Je savais qu'une bande d'ados part camper et quand ils reviennent, ben c'est la merde, leur monde est ravagé par la guerre.
Déjà, l'idée semble prometteuse, on a tous cette peur en nous, non? Partir en vacances et rien retrouver en rentrant? Culpabilité de prendre du bon temps loin des nôtres, peut être?!
Bref, l'idée est bonne, mais dans ma tête, je me suis mis l'idée ( je ne sais trop comment) que c'était un truc terrible, genre vraie Apocalypse, ou au moins troisième guerre mondiale. Nucléaire, ou profanateurs, pilleurs, ou mutants!!! Tous les trucs que j'adore quoi.
Eh ben non, pas du tout, on  a pas ça en rayon, revenez plus tard ! C'est une invasion, c'est tout. Enfin, c'est tout, tout est relatif, pour ceux qui vivent ce genre de choses, c'est grave bien sûr. Mais c'est pas l'apothéose d'horreurs et d'angoisses que j'attendais, voyez.
Donc, c'est une guerre, et moi, j'aime pas les histoires de guerre. Sauf si c'est pour sauver la Terre du Milieu et assimilés, bien sûr. En gros, quand c'est des chevaliers, ou des elfes, avec des grosses épées, c'est ok. Sinon, non!!!
Donc, petite déception quand j'ai compris le truc :(

Mais bon, on se décourage pas et on lit quand même, parce que bon. Cadal, bon auteur, toussa.

Seulement, j'ai galéré sur le début, j'ai trouvé que ça mettait trop de temps à se mettre en place. En genre .... 3 ou 4 chapitres!! Vous vous rendez compte à quel point j'étais pas dans l'histoire pour que ça me semble long à ce point.
Par contre, j'ai adoré les passages des avions qui survolent Hell et quand ils trouvent leurs maisons respectives. C'était bien angoissant, comme il fallait.

Le hic, c'est que rien d'autre n'est angoissant. J'ai adoré leur organisation, tous les moments qui traitent de ça sont très bien écrit et réalistes, c'est plaisant à lire. Mais les scènes d'actions sont polluées par trop de réflexions, ça cogite trop. Du coup, l'action semble plate, ça fait trop descriptif, j'étais pas dedans, à aucun moment. J'étais trop à l'extérieur, comme si j'avais droit à un compte rendu froid et impersonnel, genre livre d'histoires, voyez. Du coup, je ne me souciais pas de ce qui pouvait leur arriver.

Pourtant, ça aurait pu être très intense émotionellement, puisque c'est l'une des héroïnes qui raconte. Ben, justement, c'est ça qui m'a gonflé. Déjà, parce qu'Ellie réfléchie trop. Je suis pas une experte, mais je pense que dans une situation là, tu agis, tu cogite pas, tu gardes ça pour plus tard. Alors quand elle est dans des situations de crise, et qu'elle commence à philosopher sur le courage qu'elle va devoir trouver ou ses changements de personnalité, j'ai eu envie de la taper.
Vous méprenez pas, les réflexions faites sont très justes, vraies, et donnent à s'interroger. C'est du John Marsden , faut pas l'oublier, et il est très fort à ce petit jeu. mais si c'est parfait pour ses autres romans, là ça coince. En tout cas, pour moi.
Non, puis ok c'est une ado, mais les paragraphes à rallonge sur "J'aime Lee, mais en fait non, mais si, mais je sais pas..." ça m'a gonflé aussi. Y avait d'autres trucs plus importants non?
Ah, par contre, j'ai adoré tout le passage sur l'ermite. Ça fait pas avancé le schmilblick mais c'est très joli et touchant. Excellent passage.

Bref, malgré un bon style, ça manque de fluidité et d'adrénaline. Ce qui m'a empêché de renter dans l'histoire.
Malgré les très bonnes pistes de réflexions que ça m'a donné, j'ai trop vu passé le temps durant la lecture pour que ça me plaise.

Il faut aussi que je dise un mot sur les personnages. C'est donc Ellie qui raconte leur histoire, et vous avez déjà compris que je ne l'aimais pas du tout. C'est elle qu'on connait le mieux en toute logique, et je la trouve particulièrement antipathique. Je l'ai détesté durant tout le bouquin, pas un moment où elle m'a plu.
De plus, étant raconté à la première personne, les autres personnages ne sont pas assez approfondies à mes yeux. Et donc pas d'identification possible, pour moi en tout cas. Et je trouve que ça manque. Pourtant, certains ont un potentiel
de sympathie plutôt élevé. Comme Homer ( j'ai eu du mal avec lui au début, quelle idée de l'appeler Homer aussi !) et Robin, qui a une dualité qui aurait méritée d'être exploitée. Peut être que c'est le cas dans la suite, mais je ne peux parler que de celui que je connais.
Je pense que pour le coup, un narrateur omniscient aurait été un avantage, permettant de mieux connaitre l'ensemble des persos et pas seulement des brides selon le jugement d'Ellie.


Bref, pour finir, je dirais que, dans le genre ados et fin du monde, je préfère Compte à Rebours. Il est moins bien écrit, c'est certain, mais plus vivant, plus prenant. Plus riche.

En conclusion, je pense  qu'objectivement, Apocalypse est un bon livre, bien écrit et réaliste qui peut séduire un public assez large. Mais subjectivement, c'est pas du tout mon style et j'ai pas accroché. Malgré tout, j'essayerai un jour de lire le reste de la saga. Peut être qu'en sachant à quoi m'attendre, j'apprécierai davantage.

Posté par Bad Wolf à 11:19 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


08 janvier 2011

J'ai tant de choses à te dire

De John (James XD) Marsden

( y a que Mely qui comprendra l'allusion à son prénom, mais tant pis, j'ai pas pu résister)

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Résumé :
Lorsque Marina arrive à l'internat, elle n'a plus prononcé un mot depuis des mois, depuis qu'un drame a bouleversé sa vie. A l'hôpital, personne ne peut plus rien pour elle, sa mère a donc décidé de l'inscrire comme interne dans un collège. En compagnie de filles de son âge, Marina réapprendra  à parler , c'est du moins ce qu'espèrent les médecins.


C'est justement Mely qui m'a fait découvrir cet auteur et qui m'a offert les 3 romans que j'ai de lui.

Le premier, c'était Lettres de l'intérieur , dont je parlerai plus longuement dans un prochain post. Pour le moment, je dirai juste que je l'ai beaucoup aimé.
J'ai donc commencé J'ai tant de choses à te dire  en toute confiance. Enfin... presque !!!

J'avoue que je redoutais la fin. Ben oui, j'ai été traumatisé par celle de Lettres de l'intérieur. Bon, peut être pas traumatisée. Mais frustrée, en tout cas :)

Donc, je redoutais la même chose pour celui là, d'ailleurs quand j'ai réalisé que c'était la dernière page, j'ai poussé un glapissement de rage.
Pourtant, c'est parfait comme ça. On a toutes les réponses ( enfin les grandes lignes), ça finit pile au bon moment. Seulement j'aurais bien passer 300 ou 400 pages de plus en compagnie de Marina, et des autres files, en particulier Cathy.

Tous les personnages sont si attachants, si authentiques. C'est Marina qui raconte, c'est son journal, pourtant les autres personnes n'en sont pas moins profonds et réels. J'aurais juste aimé en savoir plus sur certaines filles. Le fait que ce soit des ados n'enlèvent rien à la beauté de l'histoire, qui est susceptible de séduire même des adultes.

Le style est très emphatique, fluide et agréable. Rien à redire là dessus, il est clair que John Marsden est un bon écrivain et sans doute quelqu'un d'ouvert. Il connait bien la psychologie humaine, celle des adolescents en particulier. Il semble être quelqu'un de sensible.

J'ai passé des moments mémorables et très forts avec ce livre. Je le conseille à tout le monde. Un bien joli cadeau de Noyel que Mely m'a fait. Merci Fée.

Posté par Bad Wolf à 15:49 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
02 décembre 2010

Emblèmes Rêves

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présenté par Natacha Giordano, illustré par Ruby, aux éditions de l'Oxymore

Granny Weather de Charles de Lint

Je suis une grande admiratrice du travail de ce monsieur, découvert ( comme tant d'autres) dans l'anthologie Traverses.  Pour le moment, j'ai adoré toutes les nouvelles que j'ai lu de lui. Et celle ci ne déroge pas à la règle.
Elle est la suite de La Lune se noie tandis que je dors ( Blanche Neige, Rouge Sang).  On y retrouve donc Sophie Étoile, Jeck, les spectres et bien sûr Granny Weather.
J'aime de plus en plus la douce Sophie. Elle a un courage remarquable et son rapport à la magie est touchant. Même si je me retrouve plus en Jilly, l'amie/sœur spirituelle de Sophie (d''ailleurs, j'adore leur relation),  j'apprécie de plus en plus de suivre Sophie dans ses aventures.
Dans cette histoire, elle sera confrontée à la cruauté de la magie, et au prix à payer pour sauver ses rêves.  J'ai adoré, même si mon cœur s'est serré parfois, tant ce prix est lourd.


Le prix de consolation de Gary A. Braundeck


Encore un auteur que j'ai découvert dans Traverses.  Avec une nouvelle fabuleuse le Roi des Billes. L'une des plus tristes, belles et dures histoire que j'ai jamais lu. L'enfance dans tout ce qu'elle a de plus poignant et cruel.
Bref, j'attendais beaucoup du Prix de Consolation.  Et je n'ai pas été déçue une seule seconde.
Cette histoire m'a enchantée au plus au point. Je l'ai relu trois fois de suite. Les problèmes de Gene m'ont beaucoup touchée. J'ai adoré Rael, son mauvais caractère, ses lunettes, ses pouvoirs. Les membres de sa "famille".
La fin m'a comblée totalement, tellement c'est merveilleux et extraordinaire. Quelle chance!! Je veux la même vie, moi itou.


Une berceuse d'Éveil de Nicholas Eustache

Voici une nouvelle assez déconcertante. Au début, je me suis demandée où il voulait en venir et ce qu'il avait fumé, le Nicholas. Pour finalement, me laisser entraîner dans cet univers onirique très beau et magique. Loin de la grisaille morne de notre monde. Le parallèle final entre ce monde et le notre était d'ailleurs bien trouvé. Très juste et pertinent. Ça m'a beaucoup plu, malgré le fait que je ne supporte pas que la vie soit si plate et prévisible.

Un paysage de Rêve de Claude Mamier

Cet auteur très talentueux commence à m'être familier grâce aux nombreuses anthologies de l'Oxymore. Son style est très bon mais pas toujours facile à saisir. Il me faut généralement plusieurs lectures pour aimer ses textes.
Ça ne sera pas le cas pour celui ci. Son atmosphère est vraiment étouffante. Un cauchemar digne de ce nom. J'ai adoré.
En revanche, la fin m'a dérangée. Elle est très juste, et assez inévitable, vu le thème et tout ce qui l'a précède. Et même si je n'exige pas d'happy end mièvre, là c'est trop glauque, trop vrai.  Je suis contente que le recueil ne tombe jamais dans le côté Bisounours-nuages rose-arc en ciel-et petits zozios. Vu le thème, ça aurait pu être le cas ( chez un autre que l'Oxymore). Le cynisme, le réalisme, la lucidité des autres nouvelles m'ont beaucoup plus. Mais il y avait toujours de l'espoir. Celle de Mamier en est dépourvu. C'est juste ce qui arrive, en vrai, à la plupart des gens. J'apprécie que moyennement d'être confronté à ce genre de réflexion dans un livre. Même si je le sentais venir.

États Oniriques de Kristine Kathryn Rush

Les rêves vu d'un point de vu scientifique, ça ne m'emballais pas du tout, à priori. Mais les héros étaient des jumeaux, alors ça m'attirait quand même un peu.
J'ai bien fait de ne pas m'arrêter à ma premier impression. Contrairement à la précédente, et malgré son thème, celle ci est pleine d'espoir et de poésie.
Carter est un type bien ( surtout pour un scientifique^^), très attachant. J'ai apprécié sa théorie, sa façon d'envisager la vie. De même pour sa relation avec son frère jumeau, Desmond ( c'est quelque chose que j'ai toujours envié, la vie est mal faite!)
En plus d'une histoire superbe, j'ai adoré ce passage en particulier :

" Desmond dormait seul, tout comme Carter. Aucun des  deux ne s'étaient mariés. Tous deux, comme ils aimaient en plaisanter, étaient mariés à leur travail. Leurs frères ainés étaient en couples et avaient des enfants. Carter et Desmond n'étaient pas comme eux et ne l'avaient jamais été. Ils ne comprenaient pas tout à fait le besoin d'une compagnie, pour mener " une vraie vie". Ils pensaient qu'il y avait mieux à vivre que l'attendu et ils le recherchaient constamment, quoi que cela fut."

Ça me rappelle quelqu'un ça !


Là où change les formes de Léa Silhol

J'ai eu droit à un petit bonheur, là. Je m'explique. A un moment, j'ai abandonné ce livre ( après la nouvelle de N. Eustache), pour lire autre chose. Quand j'ai repris cette antho, j'avais oublié ce qu'elle était censé contenir.
Alors, quand j'ai eu fini États Oniriques, et que j'ai tourné la page, j'ai eu une belle surprise. J'avais oublié que j'avais acheté cette anthologie exprès pour ça ( oui, encore). Je n'ai pas pu retenir un cri de joie.
Et j'en ai poussé un second quand j'ai compris que cette nouvelle parlait d'Isenne. J'ai découvert cette ville depuis peu, et j'en suis immédiatement tombée amoureuse.
J'étais donc ravie. D'autant plus quand j'ai réalisé que l'intrigue se situe avant celle de Trois Fois. J'ai été enchanté de retrouver des personnages qui m'avaient tant plu, comme Sable. Et d'en apprendre plus sur Estel, qui m'avait tant intriguée dans la première nouvelle.
Et aussi de revoir Morphée, déjà croisé dans au moins deux des nouvelles de L S ( les Promesses du Fleuve dans la Tisseuse et une Hécate et son chien dans Conversation avec la Mort).  C'est un personnage qui me charme à chaque nouvelle apparition. Comme souvent, pour les dieux de L S.
Décidément les écrits de cette auteure sont tous liés entre eux. Ce qui rend leur lecture complexe et enivrante. Ses multivers sont si vastes, complexes et riches, c'est un régal d'être fan d'elle ^^
L'univers d'Isenne est particulièrement réjouissant. Je rêve d'y être téléporté sur le champ. De longer les canaux, de contempler le Labyrinthe, de passer mes journées et mes nuits ( surtout mes nuits, d'ailleurs) dans les Ateliers, de faire partie de la famille Oscuro ( comme c'est surprenant), de façonner d'étranges objets, de porter le nom d'une couleur et ne me vêtir que de noir ( ah, ça c'est déjà le cas!!!!). Être une vrai Isennienne, en somme.
La passion de L S pour Venise est palpable à chaque phrase. Ce qui me donne encore plus envie d'y aller, bien entendu XD
Un vrai coup de  cœur,donc, vous l'aurez compris. Comme d'habitude. Je vais relire les deux nouvelles isennienne très prochainement. Et très vite partir à la recherche de nouveaux textes.


En brefle, une anthologie merveilleuse, qui m'a enchantée. L'un des meilleurs numéros d'Emblèmes que j'ai eu entre les mains ( la preuve, c'est le seul dont j'ai parlé alors que j'en ai  7 ou 8). Peut être même le meilleur.

Posté par Bad Wolf à 12:56 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
01 décembre 2010

Les Noëls Electriques

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Anthologie présentée par Jacques Baudou, aux Moutons électriques

19 histoires d'auteurs de l'imaginaire, traitant de cette fête incontournable. Parfois, la magie ( dans le sens fantastique) est présent. Parfois, non. Mais la tendresse, la lucidité et un sentiment doux amer sont les éléments récurrents de ce recueil.

Adaptation
de Connie Willis

Une somptueuse nouvelle sur un Chant de Noël de Dickens, la difficulté d'un père divorcé qui doit vivre loin de sa fille, la sordidité ( ça se dit ?) de la société de consommation et le réconfort que l'on peut trouver parfois, même chez les gens dont on attendait rien. Un vrai bijou, immense coup de cœur.

Un contrôle de Noël de Johan Heliot

Cette nouvelle m'a beaucoup énervée, de par son thème et son personnage principal. Je l'ai adoré malgré cela. Il est judicieux de traiter ce thème également. L'aspect commercial de Noël existe, de même que le traditionalisme. Il est important de ne pas les oublier, pour arriver à voir au delà. Et garder à l'esprit que le totalitarisme peut se lever partout et à propos de n'importe quoi. L'atmosphère contraste bien avec le contexte festif, c'est un plaisir à lire. Je prendrai aussi beaucoup de plaisir à gifler ( et pas que) ce sale gosse!!!

Noir comme neige de Béatrice Nicodème

C'est l'une des nouvelles qui ne m'ont pas plu. L'histoire en elle même est plutôt bonne, les thèmes de la vengeance, de la mort, de la jalousie, du pardon et de la culpabilité sont bons et intéressants en général, et très bien traités dans ce cas si. Mais Noël n'est qu'un indicateur temporel dans cette nouvelle, et pas un élément important. Je trouve donc que ce texte n'a pas vraiment sa place ici.

Un léger moment d'absence de Fabrice Colin

Je suis une grande fan de cet auteur, découvert dans Traverses et que je ne me lasse pas de lire depuis. J'étais ravie de le retrouver ici, d'autant qu'il y a deux de ses nouvelles youhou!!!!
Cette histoire est là est géniale. Pas mal d'humour, du cynisme, des lutins pas comme les autres, une prise de conscience. Un pur moment de bonheur.

L'arbre & les corneilles de Mélanie Fazi

L'une des plus belles histoires de ce recueil. A la première lecture, j'ai d'abord été charmé par le commencement, le style et l'héroïne. Avant de comprendre qu'elle était enceinte et que c'était justement l'explication de tout. Ça m'a déçu. La maternité est un thème qui ne me plait quasiment jamais. Il faut que ce soit vraiment bien fait ou original pour m'intéresser. En général, ça me rebute. Mais en relisant la nouvelle en le sachant dès le départ, j'ai pu y voir bien davantage. L'histoire est très touchante. C'est finalement devenu un vrai coup de cœur.

Tchingumabob !
de Hervé Jubert

Tout comme dans Noir comme neige, Noël est un marqueur temporel. Donc pas d'intérêt pour moi. L'histoire est pas mal, un brin farfelu mais juste bof, quoi :S

Évasion à Gui 5 de James Powell

Le début me plaisait bien, mais la suite part sévèrement en quenouille et j'ai trouvé ça trop strange. Sans tête ni tête. Décevant en somme. A zappé.

Du chauffage au sol considéré comme arme d'attaque de Xavier Mauméjean

Alors, là, c'est particulier. Une enquête policière menée par des Saints Nicholas. Donc point de vu religieux. Donc, déjà je grince des dents. Yeurk, des curetons!!! Mais, je l'ai lu quand même en entier. Eh... ben, j'aurai pu m'abstenir. L'enquête est très plate, la fin bancale. Donc très bof, mais j'en garde quand même un bon souvenir. Un seul. Le titre!! Je l'adore, un gros coup de cœur. Je suis fan de ce genre de détournement XD

Dans l'antre du docteur Coppelius de Connie Willis

Décidément, cette auteur a un don pour faire ressentir toutes sorte d'émotions. Cette nouvelle est vraiment bonne. Le personnage principal est un vrai connard ( sxusez, y a pas d'autre mot). Et l'atmosphère est terrible. Bien flippante. Comment un magasin de jouets peut il devenir le pire des enfers!!! Le cadre d'un cauchemar inextricable. Un tour de maître. Et puis, c'est bien fait pour lui, il avait qu'à pas être aussi con, Na!

La mort des joujoux de Catherine Dufour

Pas mal, plutôt marrante, avec des personnages bien farfelus. Un humour assez croustillant. Mais elle ne m'a pas vraiment marqué.

Les harpes d'or de James Powell

Non mais franchement, ils en font tout un foin de ce mec ( 3 nouvelles de lui, ils nous ont collé) et il a rien d'exceptionnel!!!
La pire de toutes, je crois. Encore une fois, Noël est un marqueur temporel. Déjà, mauvais point. Et c'est dommage, parce qu'une histoire de première guerre mondiale et de fête, ça peut faire un résultat fabuleux ( allez voir Joyeux Noël, un bon film français ( si ça arrive!) et on en reparlera!). Mais là,  non. C'est juste une enquête sur un meurtre d'un mec super con, que de toute façon personne peut saquer. Et qui serait mort de toute façon, entre nous soit dit, c'est ridicule d'assassiner quelqu'un dans une tranchée, non?
En plus, l'enquête est mauvaise quoi!! Et le dénouement totalement capillo-tracté. Ridicule. Zappé!

Noël dans la cathédrale de Reims de David Calvo

Pas trop emballée par celle ci. J'adore le cynisme de ce bouquin, mais là c'est plus cynique, c'est glauque. Trop triste, trop vrai. Le monde est pourri, je le sais déjà. Pas la peine d'insister, merci, au revoir.

Soudain, tout a changé de Fabrice Colin

F.C., le retour, tadammm! Toujours formidable, bien entendu. Une nouvelle brillante, pleine d'espoir. Un adorable vieillard, et dénouement plein de poésie. Et la magie de la Norvège ( ou de la Suède, je sais plus). Un grand moment encore, merci Fabrice XD

Bienvenue à C*** Island
de Hervé Jubert

il nous en a fait une moyenne, on aurait pu croire qu'il ferai mieux. Eh bien, non, c'est pire!!! Je l'ai tellement détesté, elle a tellement rien à foutre là, que je vais même pas en parler. AU SUIVANT !

Le Père Noël a des principes
de James Powell

Celle là est un peu meilleur. Elle m'a pas plu non plus, remarque. Mais elle est déjà plus intéressante. Et puis, au moins c'est N*** ( marre d'écrire ça !!!) et il y a le père N***, enfin... presque. Mais bon, elle y aurait pas été, ça aurait pas changé ma vie.

Le poney de Connie Willis

Encore ma très chère auteur si douée ( oui, je suis partiale, et alors ?????). Une petite nouvelle, trop petiote même, sublime. Un chouillat de psychologie, un soupçon de magie et beaucoup d'émotions. De quoi remettre les sceptiques à leur place :)

L'étoile de Noël de Bernard Jadodzinsky


Je ne le connaissais ni d'Ève ni des dents, mais Bernard, tu repasses quand tu veux ^^ Formidable, adorable, trop bien, du bonheur, du bonheur. Quoi, je m'emballe??? Mais elle en vaut la peine. Cette histoire est magique. Un enchantement. L'adorable petite fille est une des héroïnes les plus attachantes que j'ai jamais croisé. L'antithèse parfaite du petit con dans un Controle de n***. Sa lucidité, son émerveillement, sont touchants. Elle aime les étoiles, son chat. Elle a des idées bien arrêtées sur la façon de changer le monde, sur la vision que les adultes ont des enfants. Je me suis beaucoup retrouvée dans ses propos.
La magie côtoie le cynisme et le réalisme du monde pourri. Le merveilleux des étoiles et des fêtes en est encore plus magique et touchant. Mille fois plus précieux.

Mystères et Boules de Noël
de Nathalie Aubry

Une histoire adorable, une enquête très réussie ( pour une fois ^^), et une amitié surprenante et magnifique entre un membre du Petit Peuple et un chat. Leur complicité était déjà charmante à voir, mais l'amour que le chat porte aux 3 petites filles de sa famille est encore plus adorable. Son désir de leur offrir un beau N*** m'a ému. Un très joli moment.

Et enfin, la meilleure pour la fin ( ils sont bien fait de la mettre en dernier), La Nouvelle. Celle pour laquelle j'ai acheté le bouquin :

Winter Wonderland Inc de Léa Silhol

Uhuh, eh oui, ça vous surprend pas, hein? Et oui, j'achète des bouquins à 25 euros rien que pour elle!!! Même si j'ignore le thème, la taille et même le reste du contenu du bouquin. D'ailleurs j'ai vu un Emblèmes tout à l'heure, j'aimerai bien me le prendre.................. STOP!!!!!!!!!! Arrêtes de délirer, concentre toi!!!!!

Alors, la nouvelle. Pas de fées, pas de monstres, pas de SF ou de fantasy. Une nouvelle sociologique, comme elle nous en sert parfois. Avec talent, il va s'en dire ^^ Eh oui, je ne suis pas du genre à dire que si un artiste ne fait pas ce qu'il fait le plus souvent,  ça lui ressemble pas, c'est pas lui, gniagniagnia!! ( Et ça, c'était mon moment coup de gueule, le quart d'heure Guy Bedos XD)

Le héros de cette nouvelle m'a fait pensé à Chris de Nos Funérailles ( même auteur). Toutes tendances psychopathes mises à part, bien sûr. D'ailleurs, il s'appelle Christophe, c'est peut être pas un hasard. Et il est affligé d'une petite amie chieuse, lui aussi. J'y reviendrai.

Donc, Christophe est français ( comme quoi, L S ne place pas forcément ses histoires à l'étranger, comme je sais que certains le lui ont reprochés. Franchement, c'est ridicule de critiquer ça. Elle fait ce qu'elle veut, non?) . Et il est branleur. D'après ses proches en tout cas. Il rentre pas dans la société, il fait des études inutiles, il est trop gamin, il  rapporte pas de sous, blablabla... Il est pas intégré car il a pas le boulot-maison-gosses-voiture à crédit- et labrador en options sur la pelouse. Et c'est mallllllllllllllllleuhhhhhhhhhhhh!!!  Sa copine Élise est bien sur la première à lui reprocher. Petite note personnelle à l'attention d'Élise  ( et de ses consœurs) : si t'es pas contente, va voir ailleurs connasse!! Sans blague!!!
Donc, Christophe a besoin de prendre le large. Et ça tombe bien, il vient de trouver une annonce pour un boulot de Père N***, très loin et très bien payé. Yeah! Pour avoir des sous, partir et un peu pour faire chier Connasse, il accepte.
Il part donc s'installer au Nord, très très. Pour se retrouver seul dans une maison vide, à lire les courriers des mômes et les faire bouffer à un ordinateur antique. Comme lutins, il doit se contenter des livreurs FedEx, Oups PS et autres. Pas de compagnie, mais très bonne paye. En plus, il a droit à ce qu'il veut quand il veut, tout est gratis. ( Ça m'a fait pensé à Tout est Fatal de Stephen King, ça)
Au début, c'est drôle. Pour nous comme pour lui. C'est qu'il a beaucoup d'humour et une culture populaire très vaste, ce grand gosse. Les exemples drôles sont nombreux. Mais l'un des meilleurs est lié à l'ordi antique. Cette bécane lui a fait pensé à celui de Lost, alors il s'était mis une minuterie, pour y courir comme un dératé toutes les heures XD Même moi qui suis une anti Lost acharnée, ça m'a fait triper ^^

Bon, forcément, tout va pas resté cool-on s'éclate-la vie est belle.  D'abord notre Christophe va commencer à s'emmerder. Alors, il va tenter d'apprivoiser les rennes. Et connaitre un échec cuisant.
Comme chacun le sait, l'ennui fait faire des conneries. Il va donc s'intéresser à la seule chose qu'il a sous la main. Les hangars verrouillés qui entourent sa maison. Et là, son boulot va lui apparaitre sous un nouveau jour.

Le système corrompu d'une société de consommation qui bouffe les individus pour en faire des moutons est un thème cher à Léa Silhol, quand on connait un peu le personnage derrière les livres. Elle nous sert là une magnifique mise en scène autour de ce thème. Ça fait froid dans le dos. C'est tellement vrai.
Les gens comme Christophe ( et pas que!)méprisés par la société, les désirs utilisés pour toujours faire plus de fric et vendre, l'étouffement, la solitude, l'essoufflement d'un monde à bout de force, vidé de toute substance.

L'humour corrosif de Christophe, son apparente indifférence font passé ça très bien. Le dégout, la lucidité, est là. Mais au lieu d'être accablé, on a envie de réagir. Ça laisse un sale goût dans la bouche mais ça ouvre les yeux.

Bien sur, il va un peu fondre un fusible quand il va découvrir la vérité. Mais être un branleur n'empêche pas d'être un type bien. Alors il va imaginer un plan. Et quel plan.

La fin m'a bouleversée. Je savais pouvoir compter sur mon auteur préférée pour me clouer sur place. Elle l'a fait. Cette fin, ouverte et qui implique chaque lecteur, est une merveille. C'est si juste, si vrai, si d'actualité.

Encore une histoire parfaite pour madame Silhol. Comme elle en fait si souvent ( mais pas assez souvent, quand même).




En bref, ce recueil est fabuleux. Il n'y a pas que du bon, certes. Mais le bon rattrape tout, tant les bonnes nouvelles sont excellentes. A aucun moment on tombe dans la mièvrerie qu'aurait pu contenir une antho sur un tel thème. Un livre merveilleux, parfait pour s'imprégner de l'esprit de Noël.

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20 novembre 2010

De Bons Présages

de Terry Pratchett et Neil Gaiman

Résumé :

La fin du monde est en marche ; l'apocalypse approche. Ce n'est pas une très bonne nouvelle pour l'ange Aziraphale  et le démon Rampa , respectivement représentants de Dieu et du Diable sur Terre, s'étant habitué à leur vie douillette et confortable et ayant fini par apprécier l'humanité. Ainsi,  ils décident de travailler ensemble et gardent un œil sur l'Antéchrist, destiné à être le fils d'un important diplomate Américain en Grande-Bretagne, et s'assurent ainsi qu'il grandisse de telle façon qu'il ne puisse jamais simplement décider entre le Bien et le Mal, retardant donc la fin du monde. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, en revanche, c'est qu'il y aurait un échange à la maternité!

( inspiré du résumé de Wikipédia)

Pour commencer, je vais revenir sur le fait que peu d'œuvres fictives me font rire. Je crois l'avoir déjà mentionné.  Je peux les compter sur les doigts de la main : Kaamelott ( est ce vraiment une surprise ??), Friends, Là Haut, Black Butler, et donc De Bons Présages.

J'ai très souvent éclaté de rire ( ou gloussé en essayant d'être discrète parce William dormait à côté. Ce qui me faisait encore plus rire, bien sûr.) Il faut dire que l'humour british et caustique des messieurs Pratchett et Gaiman est irrésistible. Quand je suis tombée sur ce bouquin à la Bibliothèque ( par hasard) et que j'ai vu cette formidable association, je n'ai pas hésité une seule seconde.

Faut dire que leur CV est prometteur. Le Disque Monde d'un côté. De l'autre, Miroir et Fumée, Nobody Owens et Neverwhere. Je ne pouvais pas résister.

De très nombreux passages sont devenus cultes pour moi, et j'y fais très souvent référence. Et pas que moi, d'ailleurs. Je connais des gens atteints de le même maladie XD

L'histoire est franchement fabuleuse. La fin du monde, ça peut être très cool ou complètement ridicule, comme thème. C'est selon le talent du gens qui tente le coup. Les gens en question sont brillants, cela va sans dire, et ils ont très bien réussi leur coup.

L'humour cynique et décalé, les rebondissements farfelus et les personnages inoubliables ont rendu ce bouquin extraordinaire et incontournable. Réjouissant au possible.

Utiliser un thème si religieux aurait pu être casse-gueule, mais ce défi là aussi, messieurs P et G l'ont réussi.
Impossible de s'ennuyer avec les rebondissements et les situations cocasses qui ponctuent ce livre.

Les réflexions diverses sur notre monde et notre façon de vivre sont très pertinentes, et donnent à réfléchir. Derrière la folie et l'exubérance de la chose, se cache une véritable analyse très profonde et juste. Et de vraies pistes sur lesquelles réfléchir.

La très riche palette des personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, est une autre grande force de ce livre. Des personnages si profonds et farfelus, j'aimerai en rencontrer tous les jours. Heureusement, ça m'arrive très souvent en ce moment.
Parmi le peuple qui vit entre ces pages, les plus mémorables sont Newton Pulsifer, sa passion à sens unique pour les machines et sa voiture folle. Anathème Bidule, son livre et son improbable ancêtre Agnès Barge. Le sergent inquisiteur Shadwell et sa paranoïa envahissante ( et ses épingles XD).  Les quatre Cavaliers de l'Apocalypse, surtout la Mort ( personnage culte de Pratchett, que l'on reconnait dès qu'il se met à parler).

Mais surtout, Aziraphale, l'ange un brin chochotte ( c'est un ange remarque, c'était pas besoin de préciser le reste ^^) et précieux, qui raffole des livres. Et son ami, le démon Rampa ( grande préférence pour lui, malgré ma sympathie pour Aziraphale). Oui, après plusieurs millénaires à se côtoyer, ils sont devenus amis. Et ont un peu déteint l'un sur le l'autre.
C'est ça qui est chouette. Malgré le thème de l'histoire et la nature des personnages, aucun n'est manichéen. Tous ont plusieurs facettes et des caractères complexes. Aziraphale n'est pas tout blanc, il lui arrive de faire quelques conneries, même sans faire exprès, et d'utiliser des méthodes très ... directes, dirais-je. Et Rampa est plutôt sympa, et il aime bien les gens. Sauf s'ils sont sur la route ( et les trottoirs) quand il conduit^^. Et il me fait bien marrer.

Le meilleur personnage reste quand même Adam Young. Le plus chouette môme de l'univers. Oui, c'est l'Antéchrist XD. Et c'est surtout le Gosse par l'excellence. L'Enfant avec un grand E. Le vrai, tel que tous les gosses devraient être (avec des nuances hein, je parle en général!!) à 11 ans. Ses réactions tout au long de l'intrigue sont formidables. Ouch, il est remuant le loupiot, il tient pas en place. Il n'en rate pas une. Et a une imagination débordante. Envahissante, même!
Mais surtout, il est humain. Élevé loin des influences du ciel et de l'enfer, il s'est forgé seul ( plus ou moins) une vision personnelle du monde. Il est fondamentalement humain, avec les forces et les faiblesses que ça sous entend. Mais avec plus lucidité, de pouvoirs, de responsabilités. Et le potentiel de destruction qui va avec. C'est un plaisir de le voir vivre ses aventures avec sa bande ( les Eux) et son chien ( culte, le chien!!). Il est très attachant, ce petit garnement.

Pour conclure, De Bons Présages est un excellent roman, à mettre entre toutes les mains.

_"Ligur ici présent donnerait son bras droit pour un tel rôle, j'en suis persuadé."

_"Exact", confirma Ligur. Enfin, le bras droit de quelqu'un, songea-t-il. Les bras droits ne manquent pas, inutile d'en gaspiller bêtement un bon.

En règle générale, les humains ne sont pas vraiment mauvais. Ils se laissent séduire par les idées nouvelles, c'est tout : on enfile de grandes bottes et on se met à fusiller les gens, on s'habille en blanc et on se met à lyncher les gens, on s'affuble de jeans à fleurs et on se met à jouer de la guitare aux gens. Offrez à un humain de nouvelles idées et un costume : il ne tardera pas à vous suivre, cœur et âme.

Un squelette l'interrompit. Un squelette en robe Dior avec une peau bronzée tendue pratiquement jusqu'au point de rupture sur la délicate ossature du crâne.le squelette avait de longs cheveux blond et des lèvres parfaitement peintes ; il ressemblait aux gens que les mères montrent du doigt en chuchotant : " Si tu ne finis pas tes légumes, voilà ce qui va t'arriver"; on aurait dit une affiche chic contre la faim dans le monde. C'était le top modèle le plus coté de New York.

_"Il ne restera que de la poussière et des intégristes. "

_"Ce que je dis toujours, c'est : souviens-toi, mon gars, sans voiture, t'es rien qu'un piéton, toi aussi"

_"Tout le monde passe son temps à gaspiller les baleines, et le charbon, et le pétrole, et la zone et les forêts tropicales;et tout, et y aura plus rien pour nous. On devrait partir sur Mars et tout, au lieu de rester assis dans le noir et dans l'eau, pendant que l'air s'échappe."

_"On grandi en lisant des histoires de pirates et de cow-boys et d'astronautes et tout ça, et au moment où tu crois que le monde est pleins de trucs géniaux, on te dit qu'en fait y a des baleines crevées et des forêts abattues et des déchets radioactifs qui durent des millions d'années. Ça vaut pas la peine de grandir, si vous voulez mon avis."

_"Quelqu'un aime cet endroit. Avec une telle intensité qu'il en abrite et protège chaque centimètre carré. Un amour profond, énorme, farouche. Comment quelque chose de mauvais pourrait-il commencer ici? C'est le genre de ville où on aimerait élever ses enfants. C'est le paradis, pour les gosses. Vous devriez voir les gamins, dans le coin. Ils ne sont pas vrais ! Ils sortent tous droit des pages d'un vieil illustré ! Les genoux écorchés, les "super!" et les tirs en plein dans le mille..."

Il n'y avait aucune lueur au bout du tunnel-ou s'il y en avait une, c'était les phares d'un train qui arrivait.

-"C'est ça", dit Pepper."Passque si on les battait, faudrait qu'on devienne nos propres pires ennemis."

_ "Ça me parai évident", fit remarqué Wensleydale. "Je ne vois pas pourquoi il a fallu des milliers d'années pour tirer de ça au clair."

_C'est passque c'est des hommes qui ont essayé de tirer au clair, expliqua Pepper.

_"Ce sont des adultes, non? "insista Pepper.

_"Oui", reconnut Adam. "Tu n'as jamais vu de gens plus adultes de toute ta vie, je suppose. "

Un squelette, même ambulant, est humain, au moins; chaque être vivant porte en lui la Mort sous une certaine forme.

_"Le monde est plein de choses super et j'ai pas encore tout vu, et je veux pas qu'on le casse ou qu'on l'arrête avant que j'aie eu le temps de les découvrir"

_"J'vois pas ce qu'il y a de super à créer des gens comme ils sont, et puis s'énerver parce qu'ils se conduisent comme des gens"

_"Et puis, de toue façon, si vous arrêtiez de dire aux gens que tout s'arrange après leur mort, ils commenceraient peut-être à mettre leurs affaires en ordre pendant qu'ils sont encore vivants."

Posté par Bad Wolf à 12:40 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]


06 novembre 2010

Lectures du moment

Enfin, des moments précédents parce que ceux là, je les ais déjà fini.

Les Chroniques de San Francisco d' Armistead Maupin :

Les aventures d'un groupe de gens hauts en couleurs et bourrés de failles, dans le San Francisco des années 70/80.

Alors, ça j'ai adoré. Le style m'a immédiatement accroché, mais j'ai eu un peu de mal au début, parce que je ne pouvais pas saquer Mary Ann, cette bourgeoise coincée.  Heureusement, il y a de nombreux autres personnages fabuleux qui rattrape tout. Et même Mary Ann finit par être géniale. C'est toute la force de ce livre, il y a de très bonnes surprises.

Mes personnages favoris sont Madame Madrigal, Dede et surtout Michael et son amant Jon. Je les adore tous les deux, ils sont tellement attachants. Et drôle, dans le cas de Michael.

En bref, un fabuleux bouquin, plein de gaieté, de couleurs,  d'aventures et qui donne considérablement envie d'aller vivre à San Francisco.

Maintenant, il vaut que je lises tous les autres tomes. J'ai du boulot.

Comment dresser votre dragon
de Cressida Cowell

Il s'agit du livre qui a donné naissance au film Dragons. Je voulais donc absolument le lire.

En fait, ce n'est pas nécessaire. En dehors des noms, il n'y a pas grand chose en commun entre les deux. Et je préfére incontestablement le film.
Mais ça reste un livre fort sympathique et agréable. Très vite lu ( 2 ou 3 heures), il m'a fait passé un très bon moment et m'a bien fait rire.
Ce qui est rare. Il faut savoir que je ris rarement devant un livre ou un film/série/etc... Je souris, mais rire, et surtout rire au éclat, c'est assez rare.
C'était du moins, car récemment, j'ai découvert plusieurs choses qui m'ont bien fait marrer. Ce livre en fait parti donc.

Si vous avez un coup de cafard, ou rien de mieux sous la main, je vous le conseille, il faut le détour.

Blanche neige, rouge sang d' Ellen Datlow et Terri Windling :

Une anthologie sur les contes de fées. Mais^pas  les niaiseries version Disney. Non, les réécritures des premières versions. Trash quoi!!!

Excellent. Bon, certaines histoires m'ont plu plus que les autres, c'est sûr, mais globalement c'est très bon. Très très dérangeant aussi. A ne pas mettre entre toutes les mains. C'est sanglant, violent, malsain, pervers, et effrayant.

Tel que les contes de fées étaient au début. Dans leurs fonctions premières.

C'est assez plaisant, pour ne pas dire jouissif, de voir la trame sombre des émotions humaines les plus basses, les plus viles, se tendrent sous ces histoires que l'on croyait connaitre.

On redécouvre des histoires qui nous ont suivis toutes notre vie, avec d'autres yeux. Une vision plus cynique, plus sombre. Plus vraie.

La nature humaine dans toute sa noirceur, dans toute sa vilénie

J'ai particulièrement aimé Perce Neige de Tanith Lee, une vision de Blanche Neige sulfureuse et macabre. Pas ma préférée, j'ai un faible pour celle de Gaiman, mais très bonne aussi.

La lune se noie tandis que je dors, de Charles de Lint, une somptueuse nouvelle qui m'a permis de découvrir plus avant sa ville de Newford, et de rencontrer une nouvelle héroïne, Sophie Étoile. Un voyage onirique de toute beauté.

Carmina, une nouvelle version du Petit Chaperon Rouge, où le loup devient un pédophile.

Je t'égarerai dans les bois, encore le Petit Chaperon Rouge, mais le méchant n'est pas celui qu'on croit...

Petit Poucet. Pas la peine de dire de quel conte il s'agit. Le plus dégoutant et répugnant des contes, le plus dérangeant, il laisse une impression de malaise et un dégout profond. Excellent!!!!

Comme les voix d'une chorale d'anges. Un peu dur de savoir de quel conte il s'agit au début, même si j'ai trouvé assez vite, enfin de compte. Une merveille vu d'un point de vue très particulier.

Chaton, le Chat Botté revisité, avec brio, où le méchant n'est pas celui qu'on attend, et où le chat cache bien son jeu. Une nouvelle très dure, violente et somptueuse.

Au final, il n'y en a que deux que je n'ai pas aimé. Les enfants substituées, l'héroïne m'a gonflée avec son histoire de gosse. C'est une mauvaise mère qui maltraite son enfant, soit disant parce que c'est une fée et pas sa vraie fille. Ouais, c'est une connasse qui ne sait pas prendre ses responsabilités, surtout. De toute manière, en général, les histoires de maternité, à moins que ça soit très bien fait, me gonflent.

Ainsi que la réécriture de la Reine des Neiges. Normalement, j'adore ce conte et là, bof, c'est une histoire de greluches, de bourgeois et de tromperies. Ennuyeux quoi.

Le reste est géant, je vous le conseille si vous voulez revenir aux sources des contes, et des terreurs humaines, et celles de vos propres peurs.

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17 octobre 2010

Tom et le jardin de minuit

tomjardinminuit

Vous vous souvenez? Il y a quelque temps, je cherchais un livre qui m'avait marqué quand j'étais petite, mais dont je ne me rappelais jamais le titre. C'est Hermelinda qui m'avait retrouvé ce livre. Que je me suis empressée d'aller emprunter à la Bibliothèque.

Je l'ai enfin terminé. Et ce livre avait de très bonnes raisons de m'obséder ainsi depuis des années.

Un petit résumé, histoire de ...

Tom Long, un petit garçon dynamique et amoureux des arbres, doit partir en quarantaine chez son oncle et sa tante car son petit frère Peter a la varicelle. Tom est très triste de quitter son frère et son jardin, lors des grandes vacances, pour s'enfermer dans l'appartement des Kitson. D'autant que sa tante est sur-protectrice et son oncle incroyablement barbant. Les vacances promettent d'être moroses. Mais il y a dans cette maison une horloge caractérielle qui sonne n'importe quelle heure, à n'importe quel moment. Et quand Tom l'entend sonné 13 coups à minuit, il quitte son lit pour aller dans la cour. Et il n'y a plus de cour. A la place, il trouve un merveilleux jardin. Tout content de sa découverte, Tom pense pouvoir ainsi échapper à son ennui. Il ne se doute pas que ce jardin et la rencontre avec la jeune Hattie vont changer sa vie.

C'est un livre charmant, à la prose simple et au style fluide.Les personnages sont (presque) tous attachants. Les Kitson sont très très chiants, ainsi que la tante de Hattie et son cousin Edgar mais c'est tout. Tom est un sympathique petit garçon qu'on plaint au début, qu'on envie ensuite. Hattie est adorable, Abel, Madame Bartholomée Et Peter sont des personnages que l'on aime même si on les voit peu.

L'histoire est très simple, pendant la plus grosse partie du livre, il faut bien avouer qu'il ne se passe pas grand chose. Enfin, si, bien sûr, il se passe des choses. Des tas de jeux et des aventures enfantines drôles et touchantes, mais il semble n'y avoir aucun problème. Ce n'est  que vers la fin que les choses se compliquent pour Tom.

Mais même quand il n'y a pas de rebondissements particuliers, c'est très agréable de lire et de suivre Tom. Il y a bien quelque longueurs au début, quand Tom découvre le jardin. Mais ensuite, les descriptions sont si vivantes qu'on s'y croirait. 
Cela dit, il faut bien avouer que l'histoire devient réellement passionnantes quand Hattie arrive.

Car ce livre relate avant tout une belle amitié. Aussi belle et touchante que celle de Jess et Leslie. Et cruelle également, quoique pas autant que celle des enfants de Térabithia.

Il y a aussi un lien très fort et émouvant entre Tom et son jeune frère Peter. Et leur séparation fait mal à voir.

Il y a donc peu de chose qui ne m'ont pas plu. A part les petites longueurs dont j'ai parlé tout à l'heure, il y a un momnet à la fin, où l'explication commence a basculé dans le catholicisme, et ça m'a gonflé. Heureusement, finalement, ce n'est pas ça l'explication :)

Ce livre est vraiment génial, je le recommande vivement. Et merci encore à Herm de me l'avoir retrouvé :)

Posté par Bad Wolf à 17:12 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
22 septembre 2010

Peter Pan

Il est vraiment temps que j'en parles de ce bouquin.

Ce qu'il faut savoir, c'est que j'étais fan du dessin animé de Disney, et de l'idée du personnage. Puis du film de P.J Hogan et du Capitaine Crochet. Mais je n'avais jamais lu le livre. C'est chose faite. Si je n'en ai pas parlé encore, c'est je n'arrivais pas à mettre de mots sur mes impressions. De plus, je ne vais pas me faire que des amis avec ça. Mais, je vais tenter quand même.

Cette lecture m'a laissé perplexe et je vais mettre les choses au clair tout de suite : j'ai pas aimé. Eh oui, ça arrive! Mais ça a quand même été une lecture enrichissante, qui m'a fait réfléchir et prendre conscience de certaines choses.

Et je n'ai pas détester non plus. C'est juste que je me suis ennuyée. Le style de Barrie est agréable mais l'histoire est plate, enfin moi je trouve, c'est que mon avis. Et ça manque d'émotions, le passage où Clochette meurt, en trois paragraphes, c'est bouclé. De plus, le livre est truffé de très bonnes idées, mais qui ne sont jamais développés. Par exemple, Madame Darling reconnait Peter car elle en a vu le reflet sur le visage des femmes qui n'ont pas d'enfants. Ha?! Ou encore, Peter accompagne un bout de chemin les enfants qui viennent de mourir. Re Ha ?! Niet, on aura rien d'autre sur le sujet, démerdez vous avec ça. Merci!

C'est donc le plus gros reproche que j'ai à faire à ce livre, rien n'est approfondi. Barrie a créé deux personnages principaux potentiellement magnifiques, et il ne les a pas approfondi. J'ai bien aimé Peter, alors que c'était pas gagné. Mais les défauts que les autres lui prêtent, moi j'ai pas trouvé qu'il les avait. Allez comprendre!  Pour Crochet, c'est l'inverse, je l'adore, et je n'ai pas retrouver dans le livre de raison de l'aimer. Brefle!

Pour les autres personnages, j'ai aimé Mr Darling, très drôle. Clochette et Lis Tigré (ou Lily la Tigresse ou je sais plus quoi) ne servent à rien. Les Garçons perdus et les frères Darling sont interchangeables.Ils sont tous inutiles.

Et enfin, Wendy et sa mère. Et ces deux là, je les détestes! Oui, carrément! Je les HAIS!!!! Le parfait exemple de la bourgeoise inutile et horripilante. Je ne les supporte pas et elles enlèvent beaucoup de charme à l'histoire. Voilà.

Après avoir lu le livre, j'ai fureté sur le net pour trouver des avis et des études sur le sujet. Et ça m'a laissé très perplexe. La plupart des gens y ont vu des choses que je n'y ai pas trouvé. Alors, de deux choses l'une, soit Barrie a utilisé une symbolique à laquelle je n'adhères pas et en conséquences de quoi elle m'est passé au dessus de la tête. Soit, comme c'est un livre célèbre, les gens ont tenté de l'analyser et y ont vu ce qu'ils voulaient y voir. Mystère!!

De plus, je n'adhères nullement au portrait de l'enfance de Barrie. Je préféré largement ceux de Stephen King et de  Gary Braunbeck. Oui, je sais que c'est pas la même époque, mais si la société change, la nature humaine, elle, ne change pas. Pour moi, le contexte de société bourgeoise et collet monté a influencé le truc, genre les images bien choisis qui vont plaire au public, le conforter dans la vision faussé de leurs chers bambins dont ils ne s'occupaient pas. Nan, sérieux, à l'époque il y avait que les bourgeois qui allaient au théâtre. Et c'est pas eux qui élevaient leurs gosses!!! Bon, c'est mon avis perso, la façon dont je l'ai ressenti, c'est pas pour ça que c'est vrai. Si vous avez une autre interprétation, je vous écoute. Et pas taper, hein!

Bref, moi, je ne m'y retrouves pas. Pour moi, l'enfance c'est pas égoïsme, sans cœur et je ne sais plus quoi encore. Inconscients toussa! Les enfants ne sont pas égoïstes dans le sens habituel du terme, ils n'ont pas été conditionner par la société à croire que penser à soi en premier et se faire plaisir, c'est maaaal!!! De plus, les enfants ne sont pas inconscients, ils sont spontanés, et ils ont une étrange lucidité blasé qui ne les empêche pas de vivre dans le monde tout en ayant le leur.

Et puis, l'enfance, ce n'est pas que jeu, aventures et inconscience. C'est l'âge des peurs exacerbées, des angoisses, des émotions mal contrôlées, d'émerveillements et de terreurs. Là, cherchez pas, y a pas.

Ah, puis le fait que les enfants ne savent pas aimer, c'est quoi cette connerie!! Nan, désolée, là il y a pas d'autres mots. Faut pas déconner non plus. C'est n'importe quoi, les enfants aiment aussi. Et même mieux que les adultes souvent!! Regardez Jess et Leslie!

Tout ce que je viens  de dire,c'est ça ma vision de l'enfance. C'est ça que j'aime retrouver dans les livres que je lis, ou les films que je regarde. Et j'ai pas trouvé ça chez Barrie.

Bon, ce livre m'a quand même apporté quelque chose. Trois révélations importantes sur moi et ma vision du monde ( oui, quand même quoi!) :

1/ Cette distinction enfant/adulte n'a aucune raison d'être. Les adultes sont des enfants qui ont pris de l'âge et les enfants de futurs adultes.Un même peuple d'êtres humains quoi. Dans l'absolu bien entendu, c'est pas aussi simple en vrai, car la nature humaine a plein de trucs qui cloche ( c'est la nature humaine ou les choses qui cloche, comme je conjugue, je sais pas, il est tard!!). Mais c'est ainsi que cela devrait être. On reste l'enfant qu'on a été, ou on devrait le rester. Et garder les qualités de l'enfance à l'âge adulte. Bon, après, si on est con enfant, on reste con adulte, hein, ( pardonnez moi l'expression), malheureusement.

2/ Je me suis aperçue que je n'aimais que peu d'enfants dans les histoires. Bon, je me suis aperçue aussi que je préférais les histoires d'adultes (ou pour adultes ou ados, enfin sombre et complexe quoi). Bon, pour en revenir aux mioches, j'en aime peu, et voilà la liste ( j'espère que je vais pas en oublier) : Jess et Leslie de Térabithia, les 3 premiers Pevensie ( sans Lucy quoi) de Narnia( le film), et Adam Young dans De Bons Présages... Bon, ben, ils sont tous 10/11 ans. Entre l'enfance et l'adolescence, le moment où le monde se complique, où les émotions sont les plus exacerbées. Tout dans l'émotionnel, donc!

3/ Je ne suis pas une enfant. Je ne le suis plus et tant mieux. Quand j'étais gosse, il me tardais de devenir adulte, et j'avais bien raison. Je m'explique. Les qualités de l'enfance que j'ai cité plus haut sont de très importantes qualités, que l'on devrait tous essayer de garder en grandissant, et cultiver le plus possible. Mais être un enfant, c'est chiant. On a aucune liberté, on est confronté aux adultes et au monde et on est démuni face à ça. On est souvent brimer, enfermer dans des moules qui ne  nous conviennent pas et briser, et sans pouvoir faire quoi que ce soit car ce sont les adultes qui ont raison et il faut les respecter et leur obéir, qu'on nous dit. Bon, je suis pas naïve, je sais que dans notre société pourri, on a pas beaucoup de liberté quand on est adulte non plus mais, c'est toujours mieux que rien.

Donc je préfère quand même être grande ( tout est relatif vu ma taille :)) et je ne voudrais pas revenir en arrière. Même l'expression " garder son âme d'enfant" ne me convient plus, car on garde l'idée que enfant et adulte, c'est différent. En revanche, je pense que pour bien faire, et être enfin des gens corrects, il faut garder les qualités de l'enfance et les associer aux qualités de l'âge adulte.De ne pas se laisser bouffer, corrompre, et dévorer par le monde. Rester soi même, libre et spontané. C'est ce que j'essaye de faire, avoir les caractéristiques de l'enfance et de l'âge adulte, en restant ce que je suis, sans rentrer dans le schéma exigé et approuvé par la société. Je crois que j'y arrive un peu. J'étais différente des autres enfants, et je suis toujours différente des autres adultes. Et c'est très bien. Mais je refuse de rentrer dans une case. Nan, puis ça veut dire quoi " t'es encore un enfant", c'est une étiquette que donne les autres, quand tu as des goûts différents de ceux qui sont à la mode. Et à leurs yeux c'est péjoratif en plus. C'est pas plus puéril de collectionner les poupées et rêver de Chevalerie devant Merlin que de gueuler devant un match de foot ou glousser devant la Recherche de la Nouvelle Tarte Académie (on est tous des gosses avec des cases en moins mes amis 1578

Donc, je dois cette prise de conscience à Peter Pan. Merci Peter :)

Je relis mon post, et je me rends compte que d'un ça part dans tous les sens, et  deux que j'ai l'air d'avoir détesté le bouquin. Et, en fait, sur le coup non, j'étais un peu déçue et pas très passionnée, mais ça allait. Mais plus j'y pense et moins je trouve de raisons de l'aimer. C'est bête ça! Mais je pense quand même que j'essayerai de le relire, et d'y trouver plus de choses. Mais je ne crois pas que ça deviendra  un de mes livres favoris, Peter ne sera pas l'un de mes personnages fétiches et Neverland un monde dans lequel je souhaiterai aller. Mais faudra bien quand même que j'essaye , car depuis je n'arrive pas à retourner aux adaptations que j'aime. Et ça, ça m'embête.

2 petites choses pour finir, Mely, m'engueule pas trop s'te plait :D

Et je déteste les accents circonflexes, c'est de la merde^^



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20 septembre 2010

Enfin trouvé!!

Grâce à Hermelinda ( et je profite de l'occasion pour vous conseiller son blog, très bon, ici ), j'ai pu remettre la main sur le livre que je cherchais.

C'est donc Tom et le jardin de minuit de Philippa Pearce. Je l'ai commencé et je me régales de nouveau. Ce livre avait dû me marquer plus que ce que je pensais, car certaines tournures, certains mots, me font penser à ce que j'écris.

Merci Herm de m'avoir aidé à retrouver ce livre qui m'obsédait. Je suis ravie de le relire enfin; Merci beaucoup :)

Posté par Bad Wolf à 10:56 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
11 septembre 2010

Une question ?

Bonjour chers lecteurs,

j'ai une question pour vous. Quand j'étais gamine, j'ai lu un livre excellent ( du moins dans mon souvenir), qui parlait d'un jeune garçon qui emménagé dans la maison de sa tante ( je crois). Comme la propriétaire détestait les enfants, il devait se montrer très discret. Et un jour, il trouve une porte dans le jardin, et qui le mène  dans une version passé du jardin, dans lequel il va rencontrer et se lié d'amitié avec une petite fille, qui n'est autre que la propriétaire quand elle était jeune.

Je ne sais pas si c'est très clair, mes souvenirs à ce sujet étant un peu flou. Mais j'adorerai relire ce livre, donc si l'un de vous sait quelque chose, je suis preneuse. Merci

Posté par Bad Wolf à 14:51 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]


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